Ainsi , nous avons “fait face ensemble” à tout ce qu’un réalisateur qui s’auto produit doit vivre pour porter un projet sensible comme celui-ci de sa conception jusqu’au public. L’expérience qui n’est pas terminée est, sur un tel sujet, d’autant plus nécessaire que ce qui se joue dans les murs des hôpitaux en général et des services pédiatriques en particulier est émotionnellement chargé. En amont, ma proximité avec le sujet tentait de guider Nicholas, en tournage et post production c’est au contraire ma distance avec le film ( je suis à Paris, il est entre Lausanne et Genève) qui me permet de contribuer à lui faire trouver sa distance, le ton, le rythme du film.
 
“Nous aimerions que ce film, une fois livré à un public, puisse aider ceux et celles qui font l’expérience douloureuse mais fondatrice d’accompagner un enfant vers sa guérison. Mais aussi qu’il parle au public en général tant la leçon d’humanité qu’il dégage nous semble fondamentale aujourd’hui.
 
D’un point de vue personnel, je souhaite rendre hommage à des hommes et des femmes sans qui mon fils ne serait plus là aujourd’hui, le personnel de l’hôpital du Kremlin Bicêtre et en particulier au service du professeur Tchernia.
 
A une époque où la notoriété est revendiquée à tout bout de champ, à une époque où l’argent semble être le seul moteur de la motivation, rencontrer ces personnalités exceptionnelles qui ne cherchent ni exposition médiatique, ni à faire fortune impose un respect et une admiration que le film de Nicholas saura nous transmettre.”
Touchée personnellement par ce sujet diffiicle, elle a accepté d'en devenir la complice attentive, depuis l’écriture jusqu'au montage.
Grâce à la collaboration d'Isabelle Fauvel que Nicholas Peart a rencontré sur le développement de son long métrage ‘Les apparences”, le film gagne en justesse et acuité.
 
Isabelle FAUVEL: "En travaillant sur les projets fiction de Nicholas et en particulier sur “les apparences”, j’ai nécessairement visionné son travail de documentariste passé mais me suis intéressée aussi à ses projets en gestation. Il y a deux ans,  j’ai donc lu les prémices de “Faire Face Ensemble” qui ne portait pas même ce titre.
 
Nicholas était mû d’un désir profond d’approcher avec pudeur mais exigence le monde de l’hôpital et en particulier  celui d’un service que je ne connaissais pas à Lausanne, celui du professeur Cotting.
Souvent en proie à ses propres émotions, la ligne directrice du film s’éloignait au fur et à mesure où il s’en approchait.
Le documentaire n’est pas ma spécialité, je travaille depuis presque 25 ans dans la fiction cinéma, mais l’accouchement des auteurs est mon quotidien depuis 17 ans et j’ai donc naturellement essayé de l’aider à expliciter son film sur le papier, comme cela est nécessaire tant dans le processus créatif lui même, que pour les commissions auxquelles il faut soumettre les projets.
 
Le sujet avait des résonances toutes particulières pour moi compte tenu de mon histoire personnelle, et je me suis longtemps cachée derrière un texte qu’on a appelé alors pudiquement “lettre d’une mère”. Mais cette mère c’était moi et j’ai fini par assumer un travail de co-auteur aux côtés de Nicholas qui m’a fait confiance et encouragée à l’accompagner jusque la postproduction, deuxième écriture du film, où nous nous trouvons actuellement, même si le tournage en immersion n’est pas totalement terminé.
Soutenez la fondation Marisa Sophie !
SORTIE DU FILM
Version d'exploitation
2011
 
Pour tout connaître
sur son actualité:
Inscrivez-vous
ici
 
« Faire face c’est regarder la maladie en face et ne pas accepter que l’on nous mente. »
 

« Faire face à la maladie d’un bébé, c’est renoncer aux plaisirs simples de devenir parents, la légèreté fait place à la gravité. »
 

« Faire face ensemble c’est faire face avec l’enfant, avec ce qu’il te dit de son envie de vivre, de sa capacité à endurer la souffrance. »
 

« Faire face questionne le couple. »
 

« Faire face questionne le lien familial. »
 

« Faire face questionne le lien avec l’équipe
médicale. »
 

« Faire face questionne le lien qu’on a avec
soi-même. »
 

« Faire face ensemble, c’est savoir reconnaître les gens qui sont bons pour nous et s’éloigner des autres. »
 


« Faire face ensemble c’est réapprendre à toucher, à être touché au contact d’une énergie
bienveillante. »
 

« Faire face ensemble demande de ne pas s’enfermer dans une moralité. »
 

« Faire face ensemble, c’est avant tout faire face seul(e). »
 
ACCUEILLE FILMPHOTOSTRAILERS & EXTRAITSPRESSEPALMARESCOMMENT LE VOIRBOUTIQUEPARTENAIRESVOUSLIENSCONTACT 
11.07.2011: enregistrements en studio
2 ans après le tournage, les parents des enfants livrent à notre micro le ressenti profond de ce qu'elles ont vécu
 
27.01.2011: projection test des dix premières minutes du film
Afin de tester l'articultation du film auprès d'un public réel,  les dix premières minutes du film ont été projetées dans le cadre d'une  association d'enfants cardiopathes
 
30.05.2010: publication de la lettre d'une mère
Ce texte est l'un des fondateurs qui a donné envie au réalisateur de faire le fim
 
29.05.2010: le tournage s'achève
Commencé il y a un an, l’idée initiale de ce projet était de passer un an en immersion dans l’unité du SIP
 
23.03.2010: création de la fondation Marisa Sophie
Pour l'amélioration des conditions d'accompagnement des enfants nécessitant un soutien vital
 
25.12.2009: Noël, une période sensible pour les familles
Après plus de 5 mois d'interruption, la production décide de reprendre le tournage
 
10.12.2009: une collaboration décisive avec Isabelle Fauvel
Grâce à elle, le film a trouvé sa bonne mesure
 
06.11.09: le site du film "Faire face ensemble" en ligne
Pour accompagner le film dès le tournage
 
27.10.2009: Télé Québec emboîte le pas de la RTBF en achetant également le film
Quelques jours seulement après la télévision Belge, séduite par le sujet, Télé Québec embarque à son tour dans l’aventure
 
22.10.09:  la RTFB préachète le film
Grâce à cette acquisition, le documentaire se positionne sur l'International
 
14.10.2009: Dinemec Studios soutien "Faire face ensemble
Situés sur la Riviera Vaudoise entre la ville de Nyon et de Lausanne, les studios d’enregistrement Dinemec accueilleront bientôt  tous les protagonistes du film
 
10.08.09 : après deux mois de tournage, des moments d'une rare intensité
La dimension émotionelle et dramatique a dépassé toutes nos espérances
 
19.05.09: comment aborder ce tournage artistiquement ?
Il ne faut pas se tromper car il n'y a pas de retour en arrière possible
 
18.05.09: premières séances informatives dans le service
Afin de faciliter le tournage, Stefan et Nicholas se sont présentés aux cent dix personnes du SIP
 
25.04.09: début de tournage précipité
Un chamboulement qui n'est sans poser des problèmes
 

Le